Les Visites du Fort de Bouc.
Après 15 ans de travaux, le Fort est ouvert pour la seconde saison au public.
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Brochure du Fort de Bouc en version Acrobat Reader (Format PDF) |
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Témoin remarquable de l’art des premiers ingénieurs militaires des 17e et 18e siècles.
A travers des scénettes, remontez le temps à la découverte des principaux moments de l’histoire de Martigues et du Fort de Bouc.
Places limitées - Réservation obligatoire.
Tarifs : 3.50 € les mercredis et samedis et 5.50 € les dimanches et jours fériés.
Départ de l’Office de Tourisme.
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A l'origine, au XIIème siècle, il s'agit d'une simple tour carrée en pierres apparentes veillant sur l'abri naturel de Bouc et de Martigues.
Elle avait la garde de l’embouchure de Bouc et de Martigues. L’entrée du canal de Caronte, où se trouve le Fort, relie la mer Méditerranée et l'Etang de Berre.
Ce fort est connu sous diverses appellations comme la Caserne Suffren* de Bouc ou Fort Vauban. |
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En 1536, Charles-Quint envahit la Provence et charge l'Amiral génois, le célèbre Andrea Doria, d'enlever l'îlot et le Fort de Bouc. La citadelle, défendue par les Martégaux, résiste héroïquement et reste invaincue. Doria doit abandonner le siège. (Le fort est rattaché à la terre depuis le comblement du canal de Canevielle).
Au XVIIème siècle le Fort de Bouc sert de Prison d'Etat, Richelieu fait enfermer de nombreux prisonniers politiques au sein du fort, dont Laurent de Coriolis, Président du Parlement d'Aix, coupable de s'être rangé aux côtés de Gaston d'Orléans, et qui finit ses jours au sein de cette prison d'État en 1644, le prince polonais Jean Casimir pour intrigues contre la France... |
En 1664, Louis XIV demande à Vauban de restaurer la Tour et le Fort de Bouc et de les flanquer de puissants remparts encore intacts aujourd'hui.
Un Commandant, un Capitaine, 5 Lieutenants, un médecin et 55 hommes en assurent la défense ainsi que le bon fonctionnement du signal lumineux affecté à la Tour.
La citadelle est désormais une fortification bastionnée, dotée d'un système de défense caractéristique qui supprime les angles morts et les secteurs sans feu.
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Parade Militaire Napoléonienne au Fort |
Un rapport de l'artillerie du Fort, daté du 9 septembre 1792, fait état de : “ douze canons trouvés en très bon état de marche, deux mortiers et une grande quantité de boulets, de bombes, pics, pioches, haches, pelles, cartouches, grenades ”.
Napoléon devait apprécier à son tour la position en face de laquelle il fit édifier, en 1812, la jetée qui réduisit la largeur de la passe et rendit le port plus sûr encore.
Lors de l'Occupation (1942-1944) les Allemands ne manquèrent pas de s'y installer ; à la débâcle, ils tentèrent de l'anéantir, sans succès ! La maçonnerie du Fort est solide...
Depuis, la Tour de Bouc dominant le Fort, a repris son rôle bienfaisant de guide lumineux, continuant, avec des moyens plus modernes, la mission pacifique des “ farots ” du XIVème siècle.
La tour de la citadelle est aujourd'hui surmontée d'une tourelle cylindrique accueillant un phare haut de trente-deux mètres, électrifié depuis 1936, et perpétuant ainsi la mission des anciens farots moyen âgeux.
* Note : Pierre André de Suffren, également connu sous le nom de Suffren de Saint-Tropez, né le 17 juillet 1729 au château de Saint-Cannat, près d'Aix-en-Provence et mort le 8 décembre 1788 à Paris, est un vice-amiral français. Son père, Paul de Suffren de Saint-Tropez, marquis de Saint-Cannat (1679 - 1756) est le Premier procureur des Pays de Provence en 1723, et procureur joint de la noblesse en 1749. |