Côté Méditerranée

Le sentier du littoral présente un échantillon des richesses de notre patrimoine.
Tout en promenant, vous trouverez des informations sur la géologie, l'archéologie, l'histoire,
les activités humaines, la faune et la flore présentées sous la forme de panneaux didactiques. 
Les insectes référencés sur le littoral de la Côte Bleue

Les espèces référencées 

• Les mammifères terrestres 

La pipistrelle de Nathusius, le pachyure étrusque, le lapin de Garenne, la fouine,
la belette, le renard roux, l'écureuil roux

• Les insectes et les reptiles

Le hanneton foulon, le calosome, la cigale, les criquets et les sauterelles,
la magicienne dentelée, le phasme. 
Le lézard ocellé, le lézard vert, le seps,
la couleuvre de Montpellier, 
la couleuvre à échelons 

• Les cétacés

Le dauphin de Risso, le grand dauphin, le dauphin bleu et blanc,
le rorqual commun, le cachalot, le globicéphale noir

• Les oiseaux marins

Le sterne caugek, le sterne pierregarin, le grand cormoran,
le goéland leucophée, le grèbe à cou noir, le fou de Bassan, la mouette rieuse

• La roselière

Le ragondin, la rainette méridionale, le dytique, le gerris, la râle d'eau, la poule d'eau, la couleuvre vipérine et le roseau 
 
Les fonds marins de la Côte Bleue

• Les bivalves

Il existe plus de 400 espèces de formes différentes, dont les moules, les huîtres, les tellines ... Sur notre littoral, deux de ces espèces sont protégées par la loi de 1992 : la datte de mer (elle doit son nom au fruit dont elle possède la forme et la couleur et mesure environ 8.50 cm de long) et la grande nacre (c'est un des plus grands coquillages du monde. Elle vit, en général plantée dans le substrat, principalement dans les herbiers de posidonies).

• L'herbier de posidonie 

La posidonie est une espèce endémique de la Méditerranée. C'est une phanérogame (plante à fleur), qui a quitté la terre pour la mer il y a plus de 120 millions d'années. Les herbiers, ces grandes prairies sous-marines que l'on qualifie de "poumons de la mer". Ils se situent entre la surface et 40 mètres de profondeur, et représentent l'un des écosystèmes majeurs des espaces littoraux méditerranéens où de nombreuses espèces se retrouvent pour se nourrir, se produire et se cacher. 

• Les fonds marins de la Côte Bleue

La cérianthe, la sole, l'holothurie, la grande nacre, la saupe, l'hippocampe, le poulpe, la murène, la rascasse

Géologie et archéologie

• Les blocs de calcaire karstifié 

Par définition, un karst est un ensemble de phénomènes de corrosion du calcaire. Sur ce secteur, nous trouvons exceptionnellement des karsts continentaux en position littorale due aux mouvements de la mer. Ces roches à trous qui donnent un aspect particulier au paysage, servent d'abri à de nombreuses espèces végétales et animales. 

• Les fossiles et les vasques 

Ces roches datent de 16 à 20 millions d'années et correspondent à l'étage Burdigalien. Ces roches calcaires se sont formées dans une mer peu profonde et plus chaude qu'actuellement, d'où la richesse de la vie marine. On y trouve notamment des pectens (coquilles Saint-Jacques), des huîtres et des oursins. 

• La carrière de Baou Tailla 

Depuis l'Antiquité, les carrières littorales de la commune ont été largement exploitées par Marseille afin d'édifier les principaux monuments de la cité phocéenne. Ces carrières offraient un double intérêt : des affleurements de roche tendre, faciles à tailler, un calcaire coquillier caractérisé par une couleur rose ou jaune, et une situation littorale des carrières qui facilite le transport par l'embarquement direct des blocs sur des bateaux. Plusieurs points d'amarrage pour ces navires carriers ont été repérés sur la côte rocheuse. 
 
La carrière de Baou Tailla, établie nettement au-dessus du niveau marin, est l'une des carrières littorales les mieux conservées. L'extraction des pierres s'est poursuivie sur ce gisement à différentes périodes, jusqu'aux XVIIIe et XIXe siècles. Cette carrière est caractérisée par trois grandes unités d'extraction, distinctes les unes des autres par des fronts de tailles verticales. Les traces d'outils laissées par le travail des carriers permettent de reconstituer les différentes opérations d'extractions, qui démontrent des procédés qui ont peu évolué de l'antiquité jusqu'à l'époque industrielle. 
  • Carrières de Baou Tailla, La Couronne (Martigues)
  • Les carrières de Baou Tailla
  • Les carrières de Baou Tailla

• La carrière de Beaumaderie 

Le gisement de la carrière de la Beaumaderie est l'un des sites littoraux exploités par Marseille depuis l'antiquité, pour la construction des principaux monuments de la ville phocéenne. D'autres gisements situés dans l'immédiat arrière-pays font aussi l'objet d'une exploitation, jusqu'à la période médiévale et moderne. Les profondes ornières qui partent en direction de carrières situées dans l'intérieur des terres, témoignent de l'intensité du transport des pierres ramenées jusqu'au littoral pour leur embarquement. 

Spectaculaire par son étendue, le plancher d'extraction de la Beaumaderie montre un quadrillage qui laisse entrevoir l'organisation du chantier. Des axes d'orientation différents selon les secteurs d'extraction révèlent l'activité simultanée de plusieurs équipes qui opèrent indépendamment les unes des autres. 

Un peu d'histoire ...

• Le mur de la méditerranée - voir

Il fut édifié à partir de 1942 lors de la seconde Guerre Mondiale. Il est un des éléments des fortifications militaires allemandes destinées à protéger les rives de la Méditerranée d'un éventuel débarquement des troupes alliées. Un recensement de 1946 faisait état entre Lavéra et La Couronne de la présence de 99 blockhaus, d'environ 100 ouvrages pour canons gros calibres, de 85 emplacements de mitrailleuses lourdes et de terrains minés hérissés de chevaux de frise. 

• Les épaves de navires - voir

Depuis l'antiquité, des dizaines de bateaux sont venus s'échouer sur les écueils et fonds rocheux de la rade de Marseille et de la Côte Bleue.
- Pour la période grecque, trois navires des Ve et IVe s. avant J.-C. sont connus : les épaves dites de Sausset à l'îlot d'Aragnon, de Bonnieu 3 au large des Laurons et de Carro. Elles transportaient des cargaisons d'amphores vinaires et de vaisselles marseillaises, qui rendent compte de cette période d'expansion commerciale et économique de Marseille. 
- Pour l'antiquité, pas moins de huit épaves, datées du IIIe - IVe s. après J.-C., ont coulé dans l'anse des Laurons, qui abritait alors un vaste complexe portuaire. 

• La croix de Carro - voir

Carro, village de pêcheurs, constamment exposé aux dangers de la mer, se devait d'avoir une croix comme lieu de culte. Ainsi, le lundi de Pâques de l'an 1863, bénie à l'église de La Couronne fut transportée à bras d'hommes jusqu'à Carro. Erigée à l'entrée du port, elle est dédiée à la mémoire des pêcheurs disparus en mer, une place commémorative les rappelle à notre souvenir depuis 1822. 
Sentier du littoral de Carro à Martigues

• Le port de Carro

L'activité principale du Port de Carro est la pêche. La Madrague puis la "Seinche" y étaient pratiquées de façon régulière. Carro a renoué avec sa tradition et une douzaine de bateaux pratiquent encore la pêche au thon. Carro se distingue aussi par la pratique du "petit métier". Il se situe en effet au premier rang départemental pour cette pêche côtière qui ramène régulièrement les poissons de roche et les poissons blancs vendus directement sur le port. La mytiliculture (culture de la moule) et la pêche de l'oursin contribuent à faire de ce petit port un véritable marché de la mer. 

• Le sémaphore - voir

Construit en 1887 et rehaussé un siècle après, il est le dernier représentant des trois sémaphores que comptait auparavant le littoral communal. D'une hauteur propre de 27 mètres, il domine la plage à 50 mètres du niveau de la mer. Le Sémaphore appartient à la Marine Nationale, il fonctionne 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7. Le Sémaphore assure la surveillance des approches maritimes, il veille au respect de la réglementation maritime, contrôle la navigation commerciale sur les accès de Fos et de Marseille, surveille localement la plage du Verdon, le spot de Carro et le Parc Marin. 

• Le phare de La Couronne

Au Moyen-Age, des systèmes de surveillance nommés "pharots" longeaient nos côtes afin de signaler les dangers mais aussi pour positionner les caps et les pointes. Ce système permettait de signaler la présence de pirates d'Antibes à La Couronne en moins de 30 minutes grâce à l'allumage de deux feux de bois. 
Le phare actuel fut édifié en 1960, en remplacement de l'ancien qui datait de 1857. 

Sentier du littoral, vestiges à Martigues

• Les villages gaulois

Dès le début du VIème siècle avant J.-C., le développement du commerce maritime et la proximité de la cité phocéenne conduisent les populations gauloises à s'installer en bord de mer. Ainsi, deux villages gaulois s'établissent, l'un sur la pointe de l'Arquet, l'autre, plus à l'est, sur le cap Tamaris.

Découvert en 1955, l'habitat côtier de l'Arquet a été exploré jusqu'en 1961 par Charles Lagrand, dans la partie sud-ouest de la pointe. Le village gaulois est protégé par des falaises surplombant la mer côté sud et défendu au nord par une fortification qui barre l'accès au site. L'occupation de cet habitat s'échelonne du début du VIème siècle à la fin du IVème siècle avant J.-C. L'organisation des habitations témoigne d'un urbanisme structuré, composé d'ilots longilignes desservis par deux rues. Au nombre de 35 à 40, les maisons sont à pièce unique, de plan quadrangulaire et occupent chacune 9 à 16 m² de superficie. A la fin du IVème siècle avant J.-C., le village est incendié et détruit, probablement suite  une attaque militaire des Grecs de Marseille. Son abandon permit sans doute l'ouverture des premières carrières littorales au bénéfice de la grande cité. 

Le village gaulois des Tamaris est implanté sur ce site au début du VIème siècle avant J.-C. L'installation côtière permet à la population locale de profiter des ressources vivrières de la mer et de l'intérieur des terres, mais également de commerce maritime grec et étrusque. Les recherches menées depuis 1997 mettent en évidence une agglomération vaste près de 1.5 ha protégée du sud par des falaises et défendue au nord par deux lignes de fortification qui la scindent en deux parties. Succédant à des maisons de bois et de torchis, le village bâti en dur qui se développe dès le premier quart du IVème siècle avant J.-C. montre l'agencement d'habitations aux formes variées, organisées le long d'axes de circulation : maisons à pièce unique isolées les unes des autres ou regroupées en ilots / maisons à plusieurs pièces, en enfilade, ou dotées d'une cour vestibule. 

• Les chapelles de Sainte-Croix

- L'ancienne chapelle (XIIème siècle) a été édifiée par les moines bénédictins du prieuré Saint-Genest de Jonquières, qui la dédièrent à la Sainte-Croix. Appelée "Santo Terro" par les marins, ce lieu et son sanctuaire dépendent de la paroisse de Jonquières à Martigues jusqu'à la Révolution. C'est pourquoi les Pénitents des trois quartiers de Martigues aimaient s'y rendre en pèlerinage le 3 mai et le 14 septembre pour honorer la Croix du Sauveur. On y célébrait aussi la messe pour le Carême et pour Pâques. 
La nouvelle chapelle (XVIIème siècle) a subi pendant de nombreuses années des dommages et des transformations. On ignore la raison qui poussa le clergé à délaisser l'antique chapelle pour en construire une nouvelle. Quatre colonnes de l'ancienne chapelle ont pris place dans le nouveau sanctuaire, elles font le lien entre les deux lieux saints. 

• Les vestiges miliaires

Ce sont des fortifications allemandes de la Seconde Guerre Mondiale destinées à protéger les rives de la Méditerranée d'un éventuel débarquement des forces alliées. 
Tracé du sentier du littoral de Martigues